L’utilité des séquences visuelles pour l'enfant ou l'adulte vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou ayant des besoins particuliers

L’utilité des séquences visuelles pour l'enfant ou l'adulte vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou ayant des besoins particuliers

L’utilité des séquences visuelles pour l'enfant ou l'adulte vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou ayant des besoins particuliers - autisme - enfant autiste - adolescent autiste - adulte autiste - pictogrammeL’objectif d’une séquence visuelle est d’autonomiser un comportement. Rendre un enfant autonome et fonctionnel implique qu'il puisse apprendre à gérer une à la fois et par lui-même les étapes de ce comportement.

Le principe d’enseignement des comportements autonomes est simple, mais une règle s’impose. Lorsqu’on utilise une séquence visuelle : aucune incitation verbale ne doit être donnée.

Pourquoi ? Parce que si l’on souhaite que le processus cognitif s’accomplisse, il faut permettre à l’enfant de croire qu’il le fait seul. Donc, les incitations (aides) que vous utilisez doivent absolument être non verbales. De cette façon, le cerveau peut créer des processus, intégrer la séquence graduellement et se l’approprier.

 

Quelques exemples d’incitations non verbales.

  • Gestuelle (pointer l’image où l’enfant est rendu sur la séquence)
  • Physique, complète ou partielle (rediriger physiquement, toucher le bras pour inciter au déplacement, etc.)
  • Démonstration (faire nous-mêmes l’action à produire)

Une mesure idéalement temporaire devant mener vers l’autonomie

Sur le plan fonctionnel, il n’est pas très réaliste qu’un enfant se fasse dicter les règles tout au cours de la journée sur des comportements de routine. Ce concept pourrait se comparer à votre patron qui vous poursuit tout au cours de votre journée de travail pour vous indiquer chacune de vos tâches. Comment vous sentiriez-vous personnellement à la fin de la journée? Certains enfants peuvent développer des comportements inappropriés incluant de l’opposition, car ils finissent par se sentir oppressés, bousculés.

Cependant, il est important de noter que certaines personnes pourraient avoir besoin d’utiliser les supports visuels à plus long terme afin de les aider dans leur fonctionnement quotidien. C’est le cas parfois de certains enfants ou adultes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA), d'autres conditions neurodéveloppementales ou présentant une déficience intellectuelle.

Lorsque le comportement est acquis

Une fois la séquence acquise pour un comportement souhaité, il faut planifier l’estompage de celle-ci. Un comportement bien automatisé ne nécessite souvent plus de repères. Il devient une partie de la routine quotidienne. On le fait sans même s’en apercevoir. Réfléchissez-vous encore chaque fois que vous vous lavez les mains? Comment vous accomplissez chacune des étapes ?

Quoi utiliser pour l’apprentissage des séquences

Vous devez trouver un format qui est significatif pour l’enfant ou l’adulte. Une séquence peut se faire avec des objets de rappel, des photos de l’action à produire, des pictogrammes, des bonhommes allumettes, etc. L’objectif n’est pas que ce soit beau, mais bien que ce soit fonctionnel le temps de l’enseignement et significatif pour l’apprenant.

L’impact de l’utilisation de séquences visuelles

Les implications de ce concept d’utilisation de séquences visuelles dans le quotidien ont un réel impact. La personne, enfant, adolescente ou adulte n’aura pas l’air étrange non plus.

Dans la majorité des milieux de garde et au palier scolaire de premier cycle, on présente, en général, une séquence des activités à venir durant la journée. Pour les plus vieux, il pourra être possible de le faire sous forme d’agenda ou de liste à cocher pour ne rien oublier.

En priorisant l’utilisation de rappel visuel ou séquence visuelle pour les comportements d’autonomie, vous permettez l’anticipation de ce qui est à venir. Par le fait même, vous contribuez au bien-être de l’enfant en diminuant les comportements inappropriés ainsi qu’en diminuant le taux d’anxiété relié à une tâche perçue comme difficile.

Les enfants vivent des succès plus rapidement, et ce en diminuant le taux d’opposition potentiel.

 

Quelques idées de séquences visuelles (pour les comportements d’autonomie)

  • Séquence de jeux seuls (enseignement à passer d’un jeu à l’autre sans l’apport de l’adulte)
  • Séquence pour la routine du matin (je m’habille, je mange, je brosse mes dents, etc.)
  • Séquence de tâches participatives (je nettoie mon espace, je range mon assiette, etc.)

L'évolution des séquences visuelles

La gestion du temps par l’utilisation des moyens visuels devrait se faire de façon simple. Le concept peut être créé en respectant les intérêts de la personne, enfant ou adulte, ayant certains besoins mais également ceux de de la famille et évoluer selon ceux-ci. Suite aux apprentissages individuels de certaines séquences et routines, des rappels pourront être installés dans un concept global.

Que vous ayez une préférence pour les agendas virtuels avec synchronisation, ou encore un centre d’organisation à la maison (réfrigérateur, mur, tableau), il sera important d’y inclure les points suivants selon le jour de la semaine :

  • les activités générales (loisirs, rendez-vous, sorties scolaires, etc.)
  • les absences des parents
  • les sorties familiales
  • les tâches à accomplir

Lorsque c’est possible de le faire, en prenant le temps d’inclure dans la planification de sa routine ou agenda hebdomadaire et mensuel, l’enfant, l’adolescent ou l’adulte ayant certains besoins particuliers, on fait de ce moment une activité familiale ou l’on peut non seulement partager et échanger sur ses intérêts, mais également anticiper certaines appréhensions.

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Recherche et rédaction :
 Mélanie Deveault, directrice de Grandir Autrement
Dernière mise à jour : 13/03/2017 4:28 PM

 

 

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