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Les mythes et fausses croyances de l'autisme - Une personne autistes ne peut pas parler

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Mythe 5 : Une personne autiste ne peut pas parler

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Trouble du spectre de l'autisme (TSA) - autiste - autisme - enfant - adulte - Mythe et fausse croyance - Une personne autiste ne peut pas parlerUne personne autiste peut parler. Et parfois même beaucoup si le sujet en question l'intéresse. Ce ne sont pas toutes les personnes autistes qui ne parlent pas.

Des personnes autistes non verbales... oui il y en a. Mais il ne s'agit pas d'une norme établie. Il y a des personnes autistes qui parlent, et même très bien, et d'autres qui peuvent avoir des difficultés à communiquer.

Si certaines n'accèdent jamais au langage oral, pour d'autres, l'acquisition du langage peut se faire très tôt ou encore avec retard et des difficultés peuvent persister. De plus, il est important de noter que l'absence de langage n'est en rien liée avec le quotient intellectuel de la personne.

 

- L'autisme et le langage verbal
- L'autisme, le langage pragmatique et es compétences sociales
- L'autisme et le mutisme sélectif
- L'autisme et l'écholalie
- L'autisme et la dysphasie (trouble spécifique du langage)

L'autisme et le langage verbal

On peut diviser le langage verbal en deux catégories : le langage réceptif et le langage expressif

Le langage expressif, c'est la capacité à communiquer ses idées, ses pensées à l'aide de divers moyens.

Le langage réceptif, c'est la capacité à comprendre ce qui est dit. 

Les aptitudes langagières expressives et réceptives sont nécessaires pour pouvoir communiquer efficacement. Lorsque l'un ou l'autre de ces aspects est altéré, la capacité à communiquer de la personne est affectée.

Beaucoup d'enfants et d'adultes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ont un déficit au niveau du langage. Bien que souvent le langage expressif est davantage touché que le réceptif, une forte majorité d'entre eux restent verbaux. Pour ces personnes, l'utilisation d'images, de pictogrammes, ou d'ordinateurs parlant, pourra s'avérer très utile afin de les aider à communiquer.

Si l'appellation syndrome d'Asperger n'est plus officiellement utilisée depuis la parution du DSM-5, on dresse un tout autre profil langagier de l'enfant ou de l'adulte qui aurait reçu ce diagnostic ou présenterait ce profil autistique.

De façon générale, on décrit la personne autiste Asperger comme ayant des compétences expressives et réceptives avancées. Cependant, ce sont leurs compétences linguistiques pragmatiques qui sont généralement touchées, et ce, à un niveau où la compréhension qu'ils ont du monde leur est souvent difficile.

L'autisme, le langage pragmatique et les compétences sociales

Toutes les personnes autistes, enfants et adultes, ont à différents niveaux certains déficits du langage pragmatique.

Le langage pragmatique fait référence aux règles verbales et non verbales qui régissent nos interactions sociales. C'est la capacité d'utiliser les compétences linguistiques afin d'interagir avec son environnement.

Ces déficits peuvent parfois sembler subtils lorsqu'ils sont observés par une personne extérieure. Malheureusement, ces derniers peuvent être très difficiles à vivre et même handicapants pour la personne qui doit composer avec eux. On parlera même souvent de l'autisme comme d'un handicap invisible.

Les déficits au niveau des compétences sociales sont très complexes et restent souvent incompris par l'entourage. C'est pour cette raison qu'ils sont très difficiles à vivre sur le plan émotionnel pour l'enfant ou pour l'adulte qui vit avec un trouble du spectre de l'autisme ainsi que pour leur famille.

Imaginez que pendant de nombreuses années, vous ayez regardé votre enfant lutter pour apprendre à communiquer. Comment réagiriez-vous en réalisant qu'il ne peut toujours pas utiliser les compétences si durement acquises pour se faire des amis ?

L'autisme et le mutisme sélectif

Certaines personnes autistes font également du mutisme sélectif, c'est-à-dire qu’elles ne parleront pas même si physiquement elles le peuvent. Les enfants et adultes souffrant de mutisme sélectif sont pleinement capables de parler et de comprendre, mais sont incapables de parler lors de situations particulières. Ce n'est pas que la personne ne veut pas parler. C'est simplement qu'elle en est incapable.

L'autisme et l'écholalie

L’écholalie est la répétition de phrases, de mots ou de parties de mots. Elle peut être immédiate ou différée. La présence de l'une ou l'autre de ces formes d'écholalie peut apprendre beaucoup de choses aux professionnels qui suivent la personne vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA). L'une d'entre elles étant comment celle-ci tente de traiter le langage.

Presque tous les enfants passent par une étape dans laquelle ils font les « petits perroquets » et répètent des mots et des phrases qu'ils entendent. Le mimétisme est un moyen efficace d'expérimenter différents sons et de pratiquer les nouvelles compétences linguistiques sociales. C'est une étape normale dans le développement du langage.

 

L'écholalie immédiate

L'écholalie immédiate c'est lorsqu'une personne répète quelque chose qu'elle vient d'entendre. Par exemple, si un parent dit « Il est temps de manger », la personne pourrait répéter « Temps de manger ». Ce que cette forme d'écholalie nous indique, c'est que la personne nous montre qu'elle peut entendre ce qui lui est dit, qu'elle peut le reproduire physiquement et peut s'en souvenir assez longtemps pour le faire. 

Cette phase du développement de l'enfant se produit quand ce dernier commence à comprendre la fonction des mots, mais qu’il reste encore incapable de tout décoder la signification d’un mot pour donner une réponse spécifique et pertinente.

L'étape suivante est la compréhension du langage. Cependant, pour certains adultes ou enfants autistes, il pourrait leur prendre des mois et même des années à la développer.

 

L’écholalie différée

L'écholalie différée est la répétition de phrases après une période de temps. Ce peut être après un délai de quelques minutes, heures, jours, semaines, mois ou années. Il est parfois difficile de reconnaître cette forme d'écholalie puisque l'observateur extérieur pourrait ne pas avoir été présent lorsque le « message modèle » a été prononcé.

L'autisme et la dysphasie : trouble spécifique du langage

Un autre domaine touchant le langage, ne faisant pas partie de l'autisme, mais pouvant coexister avec lui est la dysphasie ou le trouble spécifique du langage.

La dysphasie est causée par un dysfonctionnement des structures du cerveau impliquées dans le langage et les aires avoisinantes qui sont responsables des fonctions autres que le langage. Ainsi, même si une des composantes principales de ce syndrome est un trouble spécifique du langage, la dysphasie est en fait un regroupement de déficits qui touche aussi d'autres fonctions neuropsychologiques telles que l'attention, la mémoire, la planification et l'organisation, ainsi que la motricité fine et globale.

Les symptômes de la dysphasie ressemblent beaucoup à ceux des personnes aphasiques à la différence que la dysphasie est de naissance et l'aphasie survient chez les personnes (qui savaient parler), mais qui ont eu, par exemple, un ACV (accident vasculaire cérébral).

Sources

Bryna Siegel, PhD, developmental Psychologist; Professor of Psychiatry; Director, Autism Clinic, University of California, San Francisco : Helping Children with Autism Learn: Treatment Approaches for Parents and Professionals 


Recherche et rédaction : Aube Labbé
Dernière mise à jour : 22/02/2017 1:17 PM